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Nous comprenons que de nombreux compatriotes sont impatients d'en finir avec le régime Bongo. Parler donc de lutte armée veut parfois dire, pour certains de nos compatriotes impatients, une lutte rapide qui commencerait dans une semaine et prendrait fin en une semaine. Sans vouloir décevoir ceux-là, nous voulons tout simplement rappeler à nos compatriotes les faits historiques suivants: - La branche armée de l'ANC, l'Umkhonto We Sizwe (Fer de lance de la nation) fut créé en 1961 par l'ANC pour répondre par l'insurrection terroriste aux attaques de l'apartheid contre les Noirs. Sa lutte ne prit fin qu'en 1994 avec l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela. C'est une lutte qui dura donc 33 ans. - C'est en 1958 que Yasser Arafat créa le Fatah, dont il fit une organisation armée en 1964 pour combattre Israël par les armes et le terrorisme. Son combat officiel personnel en tant que révolutionnaire a ainsi duré au moins 47 ans.
Notez que ces deux personnages historiques, terroristes qu'ils étaient, reçurent le Prix Nobel de la Paix car, en fait, leur lutte était une lutte noble. Quand on lutte pour des causes nobles comme la libération d'un peuple contre le joug d'une dictature, le combat est noble même s'il est par définition, un combat terroriste. Tout en comprenant donc vos attentes, il est important que chacun d'entre nous comprenne que la lutte du Mamba n'est pas que celle du BDP-Gabon Nouveau. C'est la lutte de tous les Gabonais et chacun d'entre nous doit y jouer sa part de responsabilité. Plus nous seront nombreux à défendre nos droits, plus vite le combat ira. Que ceux qui le peuvent s'engagent dans nos rangs en tant que Combattants pour nous aider à libérer notre pays par l'insurrection généralisée et permanente. Nous avons les moyens, il nous faut des hommes et des femmes d'action et de terrain, qu'ils soient civils ou soldats. Autrement dit, ne pensez pas à ce combat comme le combat du BDP-Gabon Nouveau uniquement. Pensez à ce combat comme VOTRE combat, pour VOS VIES et VOTRE GABON. C'est dire que la nature du combat armé que commence aujourd'hui le BDP-Gabon Nouveau est, par essence, un combat qui peut-être de longue haleine si nous montrons de l'hésitation ou de courte durée si tout le monde participe. Cependant, quelque soit la durée que prendra la lutte, tous les Gabonais doivent s'y préparer. Dans une nation, chaque citoyen représente une unité de conscience. Et c’est à l’union de ces consciences que le peuple de cette nation s’éveille pour défendre et mériter ses droits. En tant que nation brimée, nous avons tous l'obligation d'accomplir notre devoir de libération nationale car c'est-là un devoir sacré qui se trouve consigné dans la charte des droits universels de l’homme, de la femme et de l'enfant. Nous devons accomplir ce devoir pour l'avenir de notre pays, pour la vie de nos enfants. Accomplir ce devoir et ce droit, c’est vomir l’insanité qu'Omar Bngo vient de faire avaler de force aux Gabonais en se déclarant élu pour la énième fois au Gabon, comme si ce beau et cher pays d’autrefois lui appartenait à lui et à sa famille. Toute la nation gabonaise doit-elle mourir pour la soif de pouvoir d'un seul homme, pour le ventre d'une seule famille composée de gens ayant bradé leur pays de par le monde? Face à cette agression bongoïste, les Gabonais épris de véritable paix ne peuvent rester les bras croisés. Voilà pourquoi, dès maintenant, le Gabon prend une autre tournure politique, tournure dans laquelle il revient à chacun d'entre nous d’accomplir son devoir de Citoyen à part entière de la nation Gabon. Être citoyen c’est savoir dire ‘NON’ à toute chose qui a déjà hypothéqué plusieurs vies et qui a déjà bradé plusieurs décennies cruciales de la destinée de notre pays. Par conséquent, tout ce qui a rapport avec ce système Bongo délétère et nécrotique doit être boycotté, saboté, défait et supprimé. Le principe du combat est simple et chacun d'entre nous peut y jouer son rôle: - A chaque fois que vous serez en contact avec quelque chose qui a un lien quelconque avec Bongo et sa bande d’assassins barons du régime, boycottez, sabotez et détruisez. - Dans chaque administration, quelque soit votre domaine, boycottez, sabotez et détruisez. - Vous qui travaillez dans des postes stratégiques (aéroport, police, pompiers, gendarmerie, armée, ministères, etc.), boycottez, sabotez et détruisez. - Vous les militaires, que Bongo traite comme les vassaux, animaux et esclaves de son régime, libérez-vous, vous méritez mieux. Dites-lui clairement que ça suffit, et par conséquent, boycottez, sabotez et détruisez. - Vous qui travaillez à la poste, à l’éducation nationale, véhiculez la fin du bongoïsme pour que ce dernier soit tétanisé du choc qu’il a lui même provoqué en osant s'imposer à la nation de manière animalière: boycottez, sabotez et détruisez. - Vous les braves étudiants de l’Université de Libreville, de Masuku et des autres grandes écoles du Gabon, vous sur qui repose l'avenir du Gabon moderne de demain, vous qui représentez la survie économique de notre pays, transcendez-vous et bloquez tout définitivement: boycottez, sabotez et détruisez. - Vous, braves lycéens du Lycée Technique d’Owendo, du Lycée Léon Mba et de tous les autres lycées qui croupissent dans le désespoir d'un avenir tronqué et bouché, réclamez votre dignité. Omar Bongo a voulu vous animaliser. Montrez-lui comment réagit un élève blessé dans sa dignité: boycottez, sabotez et détruisez. - Vous les Gabonais expatriés, étudiants professionnels et autres, ne restez pas les bras croisés à voir se mourir votre peuple, vos frères, vos soeurs à cause des misères qui leur sont imposées par un régime machiavélique. Ne vous contentez pas de manger tranquillement votre pain à l'étranger en ignorant les souffrances de votre peuple. Vous avez le pouvoir d'agir à votre niveau aussi et d'encourager vos amis, vos proches au Gabon comme dans la diaspora. Participez à la lutte: boycottez, sabotez et détruisez. - Toutes les familles qui ont subi le moindre maltraitement, la moindre brimade physiqye, économique (professionnelle) et/ou mentale de la part du régime Bongo, le moment de la libération est venu. Vous n’êtes plus seuls, car ce combat ne s'arrêtera qu'avec la chute du régime Bongo et le retour du civisme, de la démocratie et du respect de la nation Gabon. Pour le retour du Gabon aux vrais valeurs, boycottez, sabotez et détruisez. - Faites subir à Omar Bongo et à sa clique le minimum de ce qu’ils auront fait subir aux Gabonais pendant 38 ans, et qu'ils veulent continuer à nous faire subir au cours des 7 prochaines années: boycottez, sabotez et détruisez. - Ne vous sentez surtout pas inutile, car vous tous, à quelque niveau que ce soit, vous êtes un maillon de la chaîne à détruire et à défaire le régime Bongo. Chacun peut bloquer le pays à son petit niveau, chacun peut saboter, tout le monde peut détruire. Il faut à chacun remplir son rôle de partisan du changement, si minime puisse-t-il paraître. Votre petit geste, votre petit acte peut être l’élément qui sauvera tout le peuple. Par conséquent, boycottez, sabotez et détruisez. - Ne fléchissez plus. Et surtout ne craignez plus rien car quand vous craignez le régime Bongo, ce régime vous "écrase". Mais quand vous lui montrez que vous n'en voulez plus, c'est ce régime qui "s'écrase". Souvenez-vous de 1990. Donc, n'ayez plus peur: boycottez, sabotez et détruisez. - Nous tous, Gabonais: Faisons tout simplement du nouveau septennnat de Bongo un enfer. Pour sauver le Gabon des mains d'Omar Bongo, rendons le Gabon ingouvernable: boycottons, sabotons et détruisons.
Les méthodes de guérilla, de Commando et d'attaques ciblées que Le Mamba va utiliser ne sont pas des méthodes de guerre civile où une armée affronte une autre armée. Notre armée sera une armée invisible, qui frappera au moment et de la manière qu'elle jugera nécessaire. Dans ce combat, il n'y a ni date limite, ni lieu limite. Notre armée frappera quand elle sera prête et ne cessera de frapper qu'avec l'écroulement du régime Bongo. Ce combat peut donc prendre une semaine, un mois, un an, deux ans, 7 ans, 30 ans. Ce qui compte dans ce combat est que plus jamais les membres du régime Bongo ne pourront dormir tranquilles au Gabon, se déplacer librement dans le pays, aller voir leur petite amie au quartier, sans craindre la frappe du Mamba. Ce qui compte aussi, c'est que nous puissions faire de ces un mois, un an, deux ans, 7 ans, 30 ans un enfer pour le régime Bongo de manière à maintenir une ingouvernabilité permanente au Gabon qui ne peut mener qu'à la perte du régime. Nous avons les moyens et la patience, et nous n'avons rien à perdre. C'est Bongo et sa clique qui ont tout à perdre en choisissant la voie de l'arrogance et de la dictature là où la paix n'était possible que par la libéralisation et la démocratisation. Le BDP-Gabon Nouveau leur a donné, pendant 7 ans, la chance de sauver la paix par la démocratisation du pays. Ils ont choisi la guerre. Par conséquent, cette guerre d'attrition qui va commencer au Gabon n'est pas une guerre causée par le BDP-Gabon Nouveau. C'est une guerre causée par l'entêtement d'Omar Bongo, c'est-à-dire un seul homme qui, par amour de lui-même et du pouvoir, est prêt à sacrifier non seulement les membres de son régime, mais aussi le Gabon tout entier. Omar Bongo, pour mourir au pouvoir, est prêt à sacrifier tout le pays et à le plonger dans la guerre civile pour cela. Le Mamba, à ce titre, est la simple réponse d'autodéfense du peuple gabonais face à l'agression d'Omar Bongo. Or, c'est une agression qui dure maintenant depuis 38 ans. Laisser Omar Bongo détruire le Gabon pendant sept ans de plus est donc intolérable. Il faut mettre fin à cette folie. Dans le cadre de notre combat, il y a un autre petit point à clarifier. Pourquoi nous permettons-nous de parler ouvertement de nos stratégies de combat ? Nous nous permettons de parler ouvertement de nos plans pour deux raisons simples: - Nous voulons bien préparer les Gabonais à la nature de notre combat, donc, à ce qui les attend et au type de sacrifices qui seront demandés d'eux. Une stratégie de communication claire et limpide est donc nécessaire à ce niveau. - Que le régime Bongo sache d'avance ce que nous allons faire ne nous empêche pas de le faire. L'élément de surprise, pour nous, ne se définit pas sur la base de SI nous allons le faire, mais QUAND nous allons le faire. Donc, que le régime sache d'avance que nous préparons la guérilla et les opérations commando n'enlève en rien l'élément de surprise tel que nous le planifions. Nous frapperons vite et bien, et nous ne précipiterons rien sans être sûr de l'effet porteur de toute action entreprise par nous.
Le combat du Mamba est celui du peuple Gabonais confiné à l'autodéfense et à l'instinct de survie par le régime mafieux d'Omar Bongo. Notre lutte trouve sa justification dans les principes fondamentaux qui régissent les droits de l'homme et les obligations de l'état envers ses citoyens. Article 11: Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force. Article 35: Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré et le plus indispensable des devoirs. (Source: Déclaration française des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793:)
Notre combat est donc justifié. Notre révolte est, par conséquent, naturelle.
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